Printemps/Été 2027
Une belle échappée

Un pas, un tournant, une échappée.
Échappée belle : la belle échappée. Mais l’échappée est aussi un pas de danse, le moment où les pieds s’ouvrent depuis une position fermée, libérant le corps dans l’espace. C’est dans cet espace suspendu entre mouvement et évasion que prend forme la collection Alberta Ferretti Printemps/Été 2027, dessinée par Lorenzo Serafini.
Un voyage dans une fantaisie bien réelle, où l’imagination n’est pas une fuite du réel, mais une manière plus instinctive de l’habiter. Un monde suspendu entre rêve et réalité tangible, traversé par un exotisme lointain, la liberté d’une autre époque et l’élégance languissante de celles et ceux qui suivent un rythme qui leur est propre.

Ici, l’été est déjà un souvenir. Il n’a pas encore tout à fait disparu, mais il est impossible de le retenir. Il reste sur la peau, dans les couleurs saturées délavées par le soleil, dans les tissus qui conservent la trace de journées longues et insouciantes. Un imprimé floral se dissout presque comme un liquide, glissant sur un tissu changeant qui échappe aux doigts. Comme l’été lui-même, il ne peut être retenu. Il ne peut qu’être vécu, laissant derrière lui la douce nostalgie de jours qui semblaient ne jamais devoir finir.
Le bleu, le rouille et le jaune moutarde ont l’intensité des couleurs observées sous un soleil implacable. L’ivoire et le noir composent la base de la palette, tandis que le lilas, le pistache et le rose poudré affleurent comme des souvenirs plus délicats.

On retrouve l’écho des années vingt et de l’idée radicale de liberté portée par Léon Bakst et George Balanchine : le corps libéré de toute contrainte, les vêtements pensés pour accompagner le mouvement plutôt que le limiter. Les imprimés se mêlent instinctivement, évoquant les célèbres compositions de Matisse. Les robes nuisette, les détails lingerie et les vestes kimono rencontrent des pantalons balloon et des superpositions fluides, brouillant la frontière entre s’habiller et se déshabiller. Une sensualité spontanée qui se traduit par la liberté.
C’est peut-être cela, l’**échappée belle de la femme Alberta Ferretti** : non pas une évasion du réel, mais la liberté de se mouvoir entre le monde tel qu’il est et celui qu’elle imagine.

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Spring Summer 2027